FESTI'NEUCH 2017

Le vivre de l'intérieur

16 juin 2017

Festi'neuch 2017 interview festivaliers bénévoles radio campus besançon 102.4fmFestineuch, un cadre magnifique !

Ça y est, c'est l'été, sea, sex and sun et festivals débridés. Et oui, l'été amène avec lui ses chaleurs, ses barbecues entre amis, ses soirées sans fin à la Gare d'Eau, mais aussi et surtout son lot de festivals !

Que tu aimes le rap, le hip-hop, le reggae, le métal, le jazz ou encore les chants grégoriens (qui sait ?) alors les lignes qui vont suivre sont pour toi. Que ce soit ta première fois ou que tu aies déjà connu ces amants fous, temples éphémères érigés en hommage à la musique, que sont les festivals, je te conseille vivement de lire attentivement ce qui va suivre. J'en suis sûre, à la rentrée, tu nous remercieras !

Pour toi, un dernier avertissement cependant : fais bien attention où tu mets les pieds, il y a fort à parier que tu ne voudras plus jamais repartir.

Voici donc la liste (non-exhaustive) des choses à ne pas oublier :

  • 1. Pour crever l’abcès dès le début et passer à autre chose (promis après c'est fini) : que tu viennes pour une journée ou sur toute la durée du festival, sois raisonnable : n'oublie pas ton Sam !
  • 2. Toi qui comptes camper : la 2 secondes (ou autre, on ne fait pas de discrimination ici) est primordiale. Coucher à la bonne étoile, c'est une chouette idée, mais en festival oublie, tu ne sais pas sur quoi tu peux tomber. Le petit plus de la 2 secondes toutefois, c'est qu'elle se monte rapidement, et même, quand tu as bu un peu trop de jus de pomme (si ! si!). Bien entendu avec vient tout le matos habituel (duvet, matelas de sol …), mais là, je ne t'apprends rien.
  • 3. Pense à faire tes réserves de nourritures, de packs de jus de pomme si tu veux aussi, mais avant tout d'eau. L'eau est ton amie, elle te veut du bien, que ce soit après la pâteuse du lendemain ou en dépannage du brossage de dents matinal (pensée émue pour les générations d'éviers bouchés), l'eau c'est la vie ! Bonus : Pour éviter le gaspillage, n'oublie pas que les contenants (bouteilles, cannettes, etc.) ne sont pas autorisés après les barrières. Tu peux les amener sur le camping mais pas sur le site !
  • 4. Alerte anti-glamour ! Ton deuxième meilleur ami en festival c'est … le PQ ! Eh oui … vivent les toilettes bouchées dès le premier jour et les rouleaux de papier vide jonchant le sol des cabines qui ont l'air de revenir de la guerre. En avoir toujours avec toi c'est t'assurer une armée de fidèles (en plus de t'éviter d'éventuels accidents compromettants) !
  • 5. Pense encore aux lingettes pour ton pauvre petit visage. Après une nuit de folie, ta peau te dira merci.

Et encore :
• Ta crème solaire
• Tes lunettes de soleil
• Ton Camel Pack (les bons savent)
• Ta brosse à dents et ton dentifrice (trois jours ça peut être très long …)
• Qui vont de pair avec le gel douche et le déo (si je t’assure !)
• Un vêtement de pluie qui peut se ranger facilement dans ton sac
• Si la pluie est prévue : les bottes en caoutchouc sont de nouveau à la mode
• Ton sac
• Tes papiers
• Ton billet

Et j'en oublie. Mais n'oublie pas, le plus important, c'est d’amener avec toi tes amis, ta chaleur humaine, ta joie et ta bonne humeur.

CD dans le lecteur, vignette sur le pare-brise, ceintures bouclées … C'est partie pour Festi'Neuch. C'est au bord du lac de Neuchâtel, en Suisse, que se déroule ce festival qui accueille plus de 40 000 personnes par édition. Dépaysement garanti à seulement 1h30 de route de Besançon. Ben oui, on change de pays tout de même ! (et on est même plus dans l'UE!)

Festi'neuch 2017 interview festivaliers bénévoles radio campus besançon 102.4fmRadio Campus Besançon était sur le coup !

Hétéroclite. C'est le premier mot qui vient en tête pour qualifier Festi'Neuch, aussi bien pour ce qui est de la musique que des stands ou des festivaliers. Profusion de nourriture pour tous, de toutes les couleurs, de toutes les saveurs, des quatre coins du monde. Entre plats asiatiques, indiens, créoles ou une pizza au bois cuite sur place le plus difficile c'est de choisir mais surtout de ne pas TOUT choisir. Les rencontres y sont souvent enrichissantes ou, a minima, distrayantes (on a tous croisé un mec ivre en festival qui tente de nous tenir la jambe pour refaire le monde). Le festival réunit, à l'image de la Suisse, quantité d'Allemands, d'Italiens et de Français sous la bannière unificatrice de l'amour de ce bruit que l'on appelle communément musique. 

Festi'neuch 2017 interview festivaliers bénévoles radio campus besançon 102.4fmLes âmes artistes colorent le festival

Sur place, le site est constitué de quatre scènes. La scène principale ou « Le chapiteau », là où passent les têtes d'affiche ; « La Lacustre » scène d'extérieur ; la petite scène du fond où se produisent les nouveaux talents et les belles découvertes du festival baptisée « Dimension jeunes talents » ; et enfin « La Marée », une petite scène sur le lac au bord d'un court banc de sable sur laquelle est posté un DJ. 

Festi'neuch 2017 interview festivaliers bénévoles radio campus besançon 102.4fmCaroline Alves, une artiste « Dimension Jeunes Talents »

Festi'neuch 2017 interview festivaliers bénévoles radio campus besançon 102.4fmLa scène « La Marée »

Pour ce qui est des artistes Festi'Neuch, le cru 2017 a notamment accueilli (de manière non-exhaustive) : Camille, The Kooks, M.I.A., Broken Back, Hugues Aufray, Damian « Jr. Gong » Marley…

Festi'neuch 2017 interview festivaliers bénévoles radio campus besançon 102.4fmLe groupe frenchie de St Malo, Broken Back

En résumé tout un programme qui met des étoiles dans les yeux, des mélodies en tête et donne envie de revenir pour l'édition suivante !

Festi'neuch 2017 interview festivaliers bénévoles radio campus besançon 102.4fmLe groupe d’indie rock, The Kooks

La tête dans les nuages et la musique de cette folle journée résonnant encore à nos oreilles, c'est l'heure du départ.
Le silence s'installe alors que nous nous dirigeons vers la sortie. Le silence est épais, bien présent, mais pourtant, il n'est pas pesant, comme s'il était nécessaire. Nécessaire à l'assimilation de tout ce que nous avons vu, entendu, vécu.
Le moment n'est pas à la parole. Nous ne parlons pas pour ne pas rompre la magie de l'instant. Comme si le fait de poser des mots sur ce que nous venons de vivre risquait de faire éclater la bulle dans laquelle nous évoluons, comme si aucun mot ne pouvait réellement exprimer ce que nous ressentons.
La musique en fond ponctuée d'applaudissements, nous quittons les lieux, franchissons les barrières de sécurité pour nous retrouver dans l'atmosphère étouffée de la ville en ce mois de juin. Les pieds traînent, la fatigue se réveille, traîtresse – la chaleur de la foule, l’extase du moment présent, les décharges électriques provoquées par la musique, tout cela nous empêchait de la ressentir jusqu'à présent.

Les langues se délient enfin, la bulle a éclaté, nous avons pris conscience que le point de chute de cette journée est arrivé, que nous devons rentrer. Mais le besoin de continuer, de revivre l'expérience, nous pousse enfin à prolonger ce festival par la parole.

« Qu'en as-tu pensé ? »
« C'était top ! »
« Je serais bien restée plus longtemps »
« L'ambiance était géniale »
« On s'est bien amusées »
« Il faudra y retourner l'année prochaine, mais pour tout le festival cette fois ! »

Nous marchons vers la voiture, croisant d'autres festivaliers aux détours des rues. Les gens parlent fort, rient, chantent, dansent. C'est comme si le festival, voire la ville elle-même, transpirait de joie. Impossible de ne pas rire, de ne pas sourire.

Une nappe ou plutôt une brume de sensations faite de fourmillements humains et de bonne humeur flotte et nous emporte jusqu'au parking.

Interviews et prises d'ambiance réalisées par Amélie et Lucile, animatrices et chroniqueuses à Radio Campus Besançon.

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